CARTHAGE

La fondation 
La légende dit que, venant de Tyr, en Phénicie, la princesse Elyssa (Didon) a fondé, en 814 avant J.C., une « Cité Nouvelle » (Carth Hadasht, en phénicien), qui, au fil du temps, devint la puissante capitale d’un empire maritime s’étendant sur tout le bassin occidental de la Méditerranée, avant de voir Rome, sa rivale puis son ennemie, la concurrencer puis la supplanter avant de la soumettre, d’en prendre possession et de la détruire en 146 avant J.-C. Annexée à l’empire romain, Carthage a été rebâtie sous Octave Auguste à la fin du premier siècle av. J.-C et dotée des attributs d’une grande cité romaine : infrastructures urbaines, édifices publics civils et religieux, somptueuses demeures, etc. Capitale administrative, culturelle et artistique de la province d‘Afrique, Carthage connut à l’ombre de la « pax romana » une ère de grande prospérité, un haut degré de raffinement et une intense créativité intellectuelle et artistique avant de sombrer dans l’ère de décadence qui s’empara de tout l’empire romain vers son déclin, avec son cortège de troubles, d’invasions et de contre invasions qui, en l’espace de deux siècles (les Ve et VIe ), ont vu se succéder dans ses murs le règne des Vandales puis celui des Byzantins. Au VIIIe siècle, la prise de l’Afrique par les conquérants arabes a définitivement sonné le glas de la cité qui, abandonnée des siècles durant, a servi d’entrepôt de matériaux de construction prêts à l’emploi aussi bien dans les autres villes du pays qu’outre Méditerranée.

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